L'EUROPE DOIT SOUTENIR LE REPORT DE L’ELECTION DU PRESIDENT DE LA BANQUE INTERAMERICAINE DE DEVE
- 9 sept. 2020
- 1 min de lecture
Par François Hollande, ancien président de la République française , Felipe Gonzalez, ancien président du gouvernement d’Espagne et Massimo D’Alema, ancien président du Conseil des ministres d’Italie.

Face à la décision de Trump d’imposer l'un de ses propres conseillers à la présidence de la BID, d'anciens présidents européens appellent les Etats membres de l’UE à s'y opposer.
Tribune. Samedi, les pays membres de l’Union européenne auront à prendre une décision lourde de conséquences sur leurs relations avec l’Amérique latine. L’enjeu est de préserver les équilibres assurés depuis des décennies autour des grands principes du multilatéralisme qui ont justifié de porter un Européen à la tête du Fonds monétaire international, un Américain à la présidence de la Banque mondiale et un Latino-Américain à la responsabilité de la Banque interaméricaine de développement (BID).
Pourtant, à quelques semaines de l’élection présidentielle américaine, le président Trump a décidé d’imposer un de ses propres conseillers sans concertation avec les pays concernés. Il y a quelques semaines, 22 anciens chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique latine, d’Europe et d’Asie ont clairement dénoncé ce choix. Ils ont appelé les membres de la BID à s’opposer à cette initiative.
Le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a demandé aux Etats membres de l’UE qui votent à la BID de faire en sorte de reporter cette décision. Ces derniers doivent s’inscrire dans cette démarche.

Commentaires