CHINE : UN VILLAGE BOUCLE A CAUSE DE LA PESTE
- 7 août 2020
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Un petit village situé en Mongolie-Intérieure est mis en isolement après l'apparition d'un cas de peste bubonique et la mort d'un de ses habitants.

Le décès a été rapporté aux autorités de la ville de Baotou le 2 août et la cause du décès a été rapidement confirmée. Le rapport ne précise pas comment le patient a contracté la maladie. Le bouclage du village a été décidé afin de préserver le reste de la région d'une épidémie mortelle.
La peste bubonique est la forme la plus commune de peste. Elle est causée par une bactérie transmise aux êtres humains par des morsures de puces ou de rats infectés. Si le diagnostic est posé rapidement, la maladie se traite aisément avec des antibiotiques. Mais en cas de non-prise en charge, le décès peut survenir dans les vingt-quatre heures suivant la contamination.
Ancienne mais toujours mortelle
Il n'y a plus d'épidémie de peste en Europe, mais l'OMS a observé une résurgence de cas –1.000 à 2.000 par an– qui l'a conduite à catégoriser la maladie comme «ré-émergente». Ces chiffres pourraient être sous-estimés selon CNN, qui affirme qu'une partie des cas de peste n'est pas toujours signalée aux autorités. Des données de 2016 révèlent qu'il est possible d'attraper la peste sur presque tous les continents, avec des endroits plus à risque que d'autres, comme certaines zones du sud-ouest de l'Afrique, du Brésil, du Moyen-Orient, de l'Inde et de la Chine. Les États-Unis décomptent une douzaine de cas par an, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies. Cas parfois fatals: en 2015, deux personnes en sont mortes dans le Colorado.
EN MONGOLIE
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclarait le 7 juillet à Genève suivre de près les cas de peste bubonique en Mongolie et en Chine. «Pour l'instant, nous ne considérons pas qu'il s'agit d'un risque élevé, mais nous surveillons attentivement» la situation, a déclaré la porte-parole de l'OMS, Margaret Harris, ajoutant que celle-ci est «bien gérée». La Commission a par ailleurs interdit la chasse et la consommation d'animaux susceptibles de transmettre la peste, en particulier les marmottes, jusqu'à la fin de l'année. Elle a de plus exhorté les habitants à signaler tout rongeur mort ou malade.
Deux cas de peste bubonique ont été confirmés la semaine précédent cette prise de parole dans la province mongole de Khovd, impliquant des frères qui avaient mangé de la viande de marmotte. Près de 150 personnes entrées en contact avec les deux hommes ont alors été mises en quarantaine. Et le 6 juillet, un troisième cas suspect en Mongolie a été signalé. En Chine, un cas de peste bubonique a aussi été découvert, chez un berger au cours du premier week-end de juillet. Les autorités de la ville de Bayannur, située en Mongolie intérieure dans le nord de la Chine, ont annoncé un arsenal de mesures après la découverte de ce premier cas.
«ELLE A ÉTÉ ET EST TOUJOURS AVEC NOUS»
L'OMS a indiqué avoir été informée par les autorités chinoises «le 6 juillet, d'un cas de peste bubonique en Mongolie intérieure». Mais des cas sporadiques de peste avaient déjà été signalés au cours de la dernière décennie en Chine, selon celle-ci. «La peste bubonique a été et est toujours avec nous, depuis des siècles», a affirmé Margaret Harris, précisant qu'elle est «rare» et qu'on la trouve généralement dans certaines zones géographiques du globe, où elle est encore endémique.

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